Dans la page (19) Opinion du Le Soleil du 24 février, un avocat, Me Luc Paradis, fait l'historique de la propriété du Pont de 1993 à aujourd'hui .  Son texte est coiffé du titre: S'exprimer pour le pont de Québec. Il situe à l'année 1995, le moment où une erreur capitale concernant la propriété du Pont eut lieu. En effet, en 1995, le gouvernement fédéral  privatisa le CN. Or, ce faisant, il exclut la Tour du CN mais pas le Pont. Puis, se passèrent plusieurs années où le Pont a appartenu à des intérêts américains. Aujourd'hui, les actionnaires sont majoritairement des Canadiens mais, comme tel, ce sont des gens qui ont investi pour faire un profit, et le meilleur possible. Le Pont n'est donc pas, pour eux, une priorité.

Il fait état de la menace de délai trop long si on laisse le dossier se résoudre en cour. Peut-être jusqu'à 15 ans de procédure. 

Il propose une solution en ces termes: «Que fait-on normalement lorsqu'un ouvrage patrimonial risque la ruine ou qu'un bien en péril risque de causer des dommages? Le responsable est mis en demeure de s'exécuter et, à défaut, le demandeur effectue les travaux et en réclame les coûts au propriétaire de l'ouvrage. En cas de dommages irréparables ou s'il y a urgence, l'injonction est le recours approprié.»

Il termine son texte en posant la question: où trouver le 200 millions $ que coûterait les travaux?. En guise de réponse, il attire l'attention sur le budget de la défense. Le gouvernement s'apprête à dépenser 85 milliards $ pour du matériel militaire, avions et blindés. Nous ne sommes pas un pays menacé. Quelle nécessité nous force à investir dans ce matériel militaire? N'y aurait-il pas là le 200 millions $ nécessaire pour la conservation du pont de Québec, un bien patrimonial consacré?

P.S.: Ce 24 février 2014, je n'ai pas trouvé ce texte sur le site du journal Le Soleil.